Lukas Podolski est le deuxième meilleur buteur de cet Euro 2008. Il a inscrit à lui seul l’intégralité des buts de la Mannschaft (3 buts). Et ce, malgré sa position excentrée de milieu offensif gauche. Il est l’artificier en chef de l’Allemagne.
Remplaçant en club
Le paradoxe le plus marquant concernant Podolski est qu’il brille en sélection où il est titulaire alors qu’il a passé la saison sur le banc au Bayern. “ Poldi ” n’a en effet été aligné qu’à 8 reprises au début du match. Il a d’ailleurs exprimé son souhait de retrouver une place de titulaire.
Lukas Podolski se révèle à 18 ans en inscrivant 10 buts en 18 matchs pour le FC Cologne. Un record en la matière pour un jeune de cet âge en Bundesliga. À tout juste 19 ans, il est retenu par Rudi Völler pour l’Euro 2004 au Portugal. Son club de toujours, Cologne, est relégué en deuxième division. Podolski choisit de rester malgré les sirènes des grands clubs allemands. Il inscrit 24 buts en une saison et aide son club à remonter en Bundesliga.
En 2006, Podolski cède aux avances du Bayern pour 10 millions d’euros. Klinsmann le propulse à la pointe de l’attaque allemande pour son Mondial en 2006. Avec Miroslav Klose, il forme une paire redoutable. Les deux joueurs présentent d’ailleurs le même parcours. Ils sont tous deux originaires de Pologne et naturalisés allemands. Les critiques pleuvent sur le sélectionneur qui aligne deux naturalisés. Les deux performances de ses deux vedettes font taire les détracteurs. Podolski inscrit trois buts et est nommé meilleur jeune de la compétition.
Des statistiques affolantes pour son âge
À tout juste 23 ans, Podolski compte déjà 50 sélections. Il a marqué à 28 reprises sous le maillot de la Mannschaft. Il reste encore loin du record de Gerd Müller et ses 68 réalisations. S’il continue à ce rythme et s’il a toujours la confiance du sélectionneur, Podolski pourrait bien un jour effacer le record des tablettes. Mais il lui faudra pour cela regagner une place de titulaire en club. Son nom est cité à la Juventus et à Manchester City. À moins que l’arrivée à Munich de son mentor, Jurgen Klinsmann, ne le convainque de rester.


















