25 ans. La France n’avait pas enregistré une telle défaite depuis un quart de siècle. Il faut remonter en 1983, et un match contre la Pologne, pour retrouver la trace d’une défaite avec 4 buts encaissés. Les Bleus ont donc hier battu un triste record.
Présentée comme l’une des favorites de l’Euro, l’Équipe de France n’est désormais plus maîtresse de son destin. Il n’y a qu’une solution pour se qualifier. Battre les Italiens. Et prier pour que les Roumains ne battent pas les Pays-Bas. Dans tous les cas mardi soir, les Champions du Monde ou les vice champions seront éliminés. Un scénario inimaginable avant le début de la compétition. Sans faire offense au talent des Néerlandais, les pronostics donnaient la France et l’Italie comme qualifiées.
Les Oranje ont déjoué tous les pronostics. Hier, au terme d’une rencontre très disputée et très ouverte, ce sont les Pays-Bas qui sont déjà assurés de disputer les Quarts de finale. Et ont acquis un statut de favori au vu de leurs performances.
Les Bleus pourront pester contre l’arbitrage. Contre un penalty non sifflé pour une main évidente de Ooijer. Pour le traitement de choc dont a été victime Franck Ribéry. Contre le vendredi 13. Contre les astres… contre tous les maux de la Terre. Le résultat est là et il fait mal, très mal. Déjà en proie au doute après le terne premier match, les Français se sont réveillés ce matin avec la gueule de bois. Et avec l’espoir que le match de hier n’était qu’un cauchemar.
La vérité est bien que les Pays-Bas ont marqué 4 buts à une défense réputée imperméable. Impossible de s’imposer quand on commet de grosses erreurs de marquage sur les deux premiers buts. Et surtout quand on encaisse un but sur l’engagement après avoir réduit la marque. Une véritable faute professionnelle, en tout cas un relâchement coupable.
Les Pays-Bas ont fait preuve de beaucoup de réalisme. Les Français étaient pourtant avertis. Les Oranje avaient fait le même coup aux Italiens. Las, les mêmes erreurs ont été reproduites. Les Néerlandais avaient parfaitement préparé leur coup. Confiants, ils se sont appuyés sur ce qui fait leur force. La contre-attaque, la solidarité et le plaisir de jouer. Ne comptez pas sur Marco Van Basten pour « bétonner » sa formation après avoir marqué. Au contraire, à 1/0 en leur faveur les Néerlandais ont fait rentrer Robben et Van Persie. Des changements judicieux. Les deux joyaux ayant inscrit deux des quatre buts.
La France n’a donc plus le choix. Elle doit jouer et gagner. Pour le cas échéant partir de cet Euro la tête haute.


















