Les chances de qualification de l’équipe de France sont des plus minces après la lourde défaite d’hier soir face aux Pays-Bas (4-1). Pourtant, malgré la débâcle, les hommes de Raymond Domenech ne sont pas condamnés. Le point sur l’avenir des tricolores.
La pilule est dure à avaler. Réputée pour sa solidité défensive et son organisation à toute épreuve, l’équipe de France a bu la tasse hier soir face à des Néerlandais étincelants (4-1). Cette déroute, si elle compromet fortement les chances de qualification des Bleus pour le tour suivant, n’est pas pour autant synonyme d’élimination.
Certes, l’équipe de France n’est pas maîtresse de son destin. Il faudra un « léger » concours de circonstances pour qu’elle sorte de ce « groupe de la mort ». Elle devra battre l’Italie et espérer dans le même temps que les Pays-Bas ne perdent pas face à la Roumanie.
Patrick Vieira et ses coéquipiers possèdent néanmoins des raisons d’espérer. La formation française a montré de biens meilleures dispositions offensives hier face aux Oranje. Le repositionnement de Franck Ribéry au cœur du jeu lui a permis de retrouver le niveau qui a été le sien cette saison au Bayern Munich.
Du mieux malgré l’humiliation
De retour de blessure, Thierry Henry a paru bien en jambes. Le Blaugrana a trouvé le chemin des filets et s’est procuré un nombre appréciable d’occasions bien qu’évoluant seul en pointe. Florent Malouda et Sidney Govou ont eux aussi abattu un travail intéressant sur les ailes. Dans l’animation offensive, la copie rendue par les Français fut bien meilleure que celle offerte face à la Roumanie.
C’est donc dans ce secteur que se trouvent les principales raisons d’espérer pour le match face à l’Italie. D’autant plus, que la Squadra Azzurra a montré ses limites défensives. L’absence de Fabio Cannavaro laisse un grand vide dans la charnière centrale italienne. Face aux Roumains et aux Hollandais, Andrea Barzagli, Marco Materazzi, Christian Panucci et Giorgio Chiellini ont laissé entrevoir des failles inquiétantes dans leur organisation.
Sur le plan offensif, Roberto Donadoni possède un arsenal important. Cependant, ces joueurs n’ont pas les mêmes qualités que les avants néerlandais notamment sur le plan de la vivacité et de la rapidité d’exécution. Une bonne nouvelle donc pour l’arrière garde française. En muselant bien le géant Luca Toni, les Bleus ont de bonnes chances de neutraliser les velléités offensives transalpines.
Enfin, le dernier motif d’espoir réside dans le formidable vivier des Pays-Bas. Les Bataves ont démontré hier qu’ils avaient un réservoir à la hauteur de l’évènement. Robin Van Persie, Arjen Robben, Ibrahim Affelay, John Heitinga ou encore Klas Jan Huntelaar : des « coiffeurs » de luxe ont toutes les qualités pour être titulaires dans le onze-type de Marco Van Basten et voudront le prouver à l’occasion de cette rencontre sans réel enjeu face à la Roumanie.
Réalisme offensif et cohésion défensive seront les clés du succès face à l’Italie dans une rencontre qui sent la poudre. Les deux équipes sont au pied du mur. Le suspense est total. Vivement mardi !

















