Iker Casillas a atteint cette saison, le top niveau mondial. Le gardien du Real dégage une assurance tous risques. Il est de fait considéré comme l’un des meilleurs gardiens au monde.
Titulaire indiscutable
« San Iker » est incontournable dans la sélection espagnole comme dans son club. Pur produit du centre de formation du Real, Casillas a su s’imposer comme le dernier rempart de la « Maison Blanche ». Il a résisté à la politique des Galactiques insufflée sous la présidence de Florentino Pérez. Casillas est un peu l’anti star. Discret en dehors du terrain, il fait preuve de beaucoup d’assurance en match. Excellent sur sa ligne, son sens de l’anticipation fait aussi merveille. Casillas est sobre dans ses interventions. Il fait le geste qu’il faut et s’interdit le superflu.
Il est avec Raul, l’un des plus anciens Madrilènes. Casillas n’a pourtant que 27 ans. Il arrive dans la période de maturité pour les gardiens. Sa saison exceptionnelle a propulsé le Real vers le sommet pour la deuxième année consécutive. Le seul point noir de la saison est une élimination au stade des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Une compétition qui ne réussit plus aux Merengue. Casillas a, pour sa part, déjà remporté la Coupe aux grandes oreilles en 2000 et 2002. Il s’est d’ailleurs révélé aux yeux du grand public en 2000, à l’occasion de la finale contre Valence. Casillas n’a alors pas encore 18 ans et se rend à l’entraînement en motocyclette. Une image très sobre qui lui colle à la peau.
« San Iker », la pression connaît pas
L’Espagne était à la recherche d’un grand gardien depuis la retraite de Zubizarreta. Avec Casillas, la Roja dispose d’un rempart difficilement franchissable. Mais l’Espagne ne parvient toujours pas à briller lors des compétitions internationales. Le potentiel est là, reste plus qu’à surmonter la pression. Un mot que Casillas connaît parfaitement. Avec le Real, il est continuellement scruté. Longtemps victime de la stratégie ultra-offensive du Real, « San Iker » dispose désormais depuis l’arrivée de Fabio Capello puis de Bernd Schuster, d’une arrière garde plus solide avec Cannavaro et Pepe. Casillas est donc moins exposé et a moins d’arrêts à effectuer. Il a déjà tout gagné avec le Real. Mais Casillas veut enfin ramener un titre à son pays. Une attente énorme de tout un peuple.
Et Casillas restera comme toujours. Acteur sur le terrain, mais en retrait en dehors.


















