La Russie est la belle surprise des demi-finales de cet Euro. Des joueurs jusqu’alors méconnus du grand public se sont fait un nom. Alexander Anyukov en fait partie.
À l’aise dans le couloir droit
Il n’est pas de la trempe d’un Arshavin, d’un Pavlioutchenko ou d’un Zhirkov. Anyukov est pourtant un homme de base du système de Guus Hiddink. Le latéral droit a disputé l’intégralité des matchs de cet Euro. Polyvalent, il peut évoluer à la fois à la droite de la défense ou au milieu de terrain.
Ce soir contre l’Espagne il formera avec Zyrianov un couloir droit redoutable. Le numéro 22 russe nous a déjà gratifiés de montées redoutables, ponctuées de deux passes décisives. À l’instar de ses coéquipiers de Saint-Pétersbourg, Anyukov est arrivé sur cet Euro en pleine forme. Il parcourt 10 kilomètres par match. Il n’a que 25 ans, mais s’impose comme l’un des cadres. Il compte 36 sélections avec la Russie. Il fait partie de la nouvelle génération qui est arrivée après l’Euro 2004.
Membre de l’escouade du Zénith
Anyukov a connu un début de saison remarquable avec son club. Vainqueur de la Coupe de l’UEFA, il se verrait bien gravir de nouveau les marches vers le Graal européen. Il faut pour cela prendre une belle revanche contre l’Espagne. À l’image de ses coéquipiers, il est passé à côté de son premier match de poule contre ces mêmes Ibériques. La donne a changé pour les deux équipes. Les Russes apparaissent plus frais et en confiance.
Anyukov espère ce soir bloquer David Silva et Capdevila, pour mieux les contrer et offrir une nouvelle passe décisive. L’Espagne sait qu’elle doit se méfier de la Russie métamorphosée. Mais surtout bloquer le couloir droit de leurs adversaires.


















