Entre Emre Belözoglu et Fatih Terim, c’est un peu comme une relation père-fils. Les deux sont indissociables.
Emre n’a que 16 ans lorsque Terim le lance dans le grand bain avec Galatasaray. Le milieu turc reconnaît « ’il a fait beaucoup pour moi. C’est lui qui m’a encouragé quand j’étais en équipe de jeunes à Galatasaray ». Entre le joueur et le technicien, c’est donc une histoire qui dure depuis 12 ans maintenant. Sous l’égide de Terim, le club d’Instanbul va truster les titres. 4 fois champion de Turquie, 2 Coupes de Turquie et surtout un succès en 2000 en Coupe de l’UEFA contre le Arsenal de Thierry Henry. Emre possède à tout juste 20 ans l’un des plus beaux palmarès turcs.
Depuis son retour à la tête de la sélection, Fatih Terim a tout naturellement nommé Emre capitaine. Une marque de confiance pour le joueur de Newcastle. Emre peine à confirmer son talent en club depuis son départ de Galatasaray. Le « Maradona turc » n’est pas parvenu à réellement s’imposer à l’Inter Milan. Transféré à Newcastle en 2005, il n’est pas épargné par les blessures. De retour en Turquie à Fenerbahçe, Emre entend bien conquérir un nouveau titre.
Sa progression risque de nouveau d’être freinée par une blessure. Il souffre d’une déchirure de 3 ou 4 centimètres à la cuisse et est d’ores et déjà forfait pour le match contre la Suisse. Fatih Terim, toujours très protecteur avec son joyau juge ainsi que « c’est une grosse perte. Ce n’est pas un rôle comme les autres compte tenu de son rôle dans l’équipe ».

















